Groupe de travail national éolien : De bonnes mesures mais il faut aller plus loin

22 janvier 2018

Le Groupe de Travail (GT) éolien présidé par le secrétaire d’Etat Sébastien Lecornu a rendu ses conclusions le 18 janvier. Les 10 mesures annoncées comprennent de réelles avancées pour le développement de l’éolien terrestre mais le GT ne tranche pas sur les contraintes militaires qu’il est nécessaire d’assouplir pour réussir la transition énergétique à moindre coût.

 

L’énergie éolienne un pilier de la transition énergétique

L’éolien terrestre est avec le solaire photovoltaïque, l’énergie renouvelable en capacité de porter la transition énergétique. Elle est indispensable pour parvenir à un scenario 100 % renouvelable : économique, rentable ; techniquement éprouvée, non polluante, elle est en  outre créatrice de nombreux emplois locaux.

Pourtant l’installation de nouveaux parcs éoliens est tous les jours menacée par des contraintes militaires, croissantes depuis une dizaine d’années.

VALOREM regrette que le groupe de travail national éolien ait éludé cette question capitale, maintenant les professionnels dans le statu quo.

 

L’armée et les énergies renouvelables doivent coexister sur le territoire national

Les éoliennes ont parfois un impact sur les radars militaires. Mais cet impact ne veut pas dire que l’armée n’est plus en mesure d’assurer ses missions de sécurité aérienne du territoire. En pratique, la situation actuelle interdit quasiment la construction d’éoliennes dans un rayon de 30 km autour des radars militaires. Quant aux autres contraintes militaires et radars, elles empêchent l’installation de nouveaux parcs sur plus de 50 % du territoire français[1].

Par ailleurs, en raison du secret défense et de sa position de juge et parti, l’Armée détermine seule les critères qu’elle estime acceptables sans discussion technique possible avec les développeurs éoliens. L’armée et les énergies renouvelables doivent coexister pour gagner le pari de la transition énergétique et c’est au gouvernement d’arbitrer sur l’usage du territoire.

Notre sécurité nationale ne repose pas que sur les décisions militaires, elle est aussi liée à notre indépendance énergétique, qui est-elle, assurée par les énergies renouvelables.

 

De bonnes mesures qui vont améliorer le soutien populaire

VALOREM salue néanmoins les avancées de ce groupe de travail. Les propositions pour limiter les recours abusifs, les 20 % de l’IFER éolien réservés aux communes pour les intéresser au développement d’un parc éolien, comme les propositions favorisant le développement de projets participatifs en appel d’offres, sont des mesures qui vont dans le bon sens.

Elles ne suffiront toutefois pas pour remplir nos objectifs de transition énergétique.

 

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A propos de VALOREM

Opérateur français et indépendant en énergies vertes, le groupe VALOREM maîtrise tout le processus de valorisation des énergies renouvelables, du développement à l’exploitation-maintenance en passant par des prestations d’assistance à maîtrise d’ouvrage, de construction ou d’audit. Pionnier de l’éolien en France et fort de ses 180 collaborateurs, VALOREM est également présent aux Caraïbes, en Europe du Nord et en Afrique.

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[1] Jean-Yves Grandidier, Gilles Luneau, Le vent nous portera, Le pari gagnant de la transition énergétique.  p 95