Menée par le bureau d’études spécialisé CALIDRIS, cette étude a porté sur les différentes espèces présentes sur le site selon les saisons. Les naturalistes ont ensuite analysé les impacts potentiels du futur projet et émis des recommandations pour optimiser la cohabitation entre les espèces identifiées et les éoliennes.

Les oiseaux
Lors de la migration prénuptiale, seuls 305 individus ont été dénombrés, appartenant à 16 espèces dont 3 d’intérêt patrimonial (le courlis corlieu, la mouette mélanocéphale et la spatule blanche).
Les milieux bocagers sont les plus sollicités lors de la nidification, notamment les linéaires de haies au sud-est de la zone d’étude. 4 espèces présentant un statut patrimonial y ont été recensées (Alouette lulu, Courlis Corlieu, Linotte mélodieuse, Milan Noir).
Deux zones sont classifiées à sensibilité modérée pour la nidification ;
– au nord-ouest où il existe une plus grande diversité d’espèces mais peu sont patrimoniales.
– au sud-est où un plus grand nombre d’espèces patrimoniales ont été identifiées.
Le reste de la zone est à sensibilité faible pour la nidification.

Les chauves-souris
Les haies et boisements constituent des habitats ponctuels et/ou de reproduction pour les chauves-souris. La zone d’étude se caractérise par une richesse modérée au printemps : 13 espèces ont été vues sur les 21 actuellement recensées en Loire-Atlantique. Richesse plus faible encore en été où 6 espèces ont été contactées.
Les sensibilités concernant les chauve-souris se concentrent sur les haies et les boisements qui sont des zones de chasse et d’habitat. Le bureau d’études a préconisé de ne pas surplomber les haies et boisements à enjeux modérés et s’éloigner au minimum de 100 mètres de la haie à enjeu fort.

Autre faune
18 mares ont été recensées sur la zone d’étude avec notamment la présence de grenouilles vertes, rainettes arboricoles, tritons marbrés et crêtés… D’autres espèces communes ont été observées comme le blaireau européen, l’écureuil roux, le chevreuil d’Europe et le sanglier.
Le bureau d’études a préconisé de ne pas s’implanter sur les mares et de s’en éloigner au maximum.
Il convient également d’éviter les zones humides référencées dans le PLU et celles où la flore visible est caractéristique d’une zone humide (présence de différentes espèces de joncs, laîches…).

Carte de synthèse de l'étude environnementale

Carte de synthèse de l’étude environnementale, sur orthophotoplan*

* Un orthophotoplan est une photographie aérienne traitée pour éliminer les déformations dues aux reliefs et à la perspective. Il décrit le milieu physique et son occupation de surface avec une précision géographique améliorée.