Catégorie : 1.4 – Quelles études ont été réalisées ?


Mât de mesure du vent

La mesure du gisement éolien a été réalisée grâce à l’installation d’un mât de mesure entre octobre 2011 et décembre 2013. D’une hauteur de 50 mètres, ce mât équipé de 6 anémomètres et 2 girouettes a mesuré la vitesse et la direction du vent à différentes hauteurs de capteurs de températures et de pression.

Rose des vents

Les mesures indiquent une vitesse moyenne annuelle de 7,9m/s à 98 mètres de haut, soit plus de 28km/h.

Très marquée, la rose des vents indique des vents dominants de secteur Ouest (Le Cers).

Localisation du mât de mesure du vent

Un acousticien du bureau d’études spécialisé (Acoustex) a mesuré l’environnement sonore des futurs riverains du site. Cela sert de référence pour étudier les possibilités d’emplacement et de technologie de machine.

L’implantation des éoliennes est validée par l’acousticien qui s’assure du respect de la réglementation en vigueur liée aux bruits de voisinage (émergence maximum de +3dB la nuit et +5dB le jour).

Localisation des points d'écoute pour l'étude acoustique

Le bureau d’études ABIES a analysé les unités paysagères et les enjeux patrimoniaux sur plusieurs échelles autour du site.

Le site de Prat du Raïs se trouve dans la vaste plaine de l’Aude, aux reliefs cultivés, où passent de grandes infrastructures de communication (route nationale, autoroute, canal, voie ferrée…) et où se trouvent les plus gros bourgs.

Ce paysage marqué par l’homme, entre aménagements hydrauliques et entrées de villes très commerciales, est peu sensible à l’éolien. La vigne est encore partout présente même si au sud de l’Aude, les cultures et les friches sont très visibles. L’Aude et le Canal de la Robine organisent de longs linéaires boisés bien repérables au loin. Ils fixent l’échelle verticale des lieux et sont les principales références de hauteur auxquelles se compareront les éoliennes.

Le choix d’implantation des éoliennes a pris en compte les unités plus sensibles (la Montagne de la Clape, les Petites Corbières et la plaine de Narbonne, Béziers, les étangs de Bages et Sigean) ainsi que les éléments emblématiques tels que la cathédrale de Narbonne, l’abbaye de Fontfroide, etc.

Située dans le lit majeur de l’Aude, cette zone est soumise au risque inondation. Le projet prévoit donc de surélever les éoliennes et le poste de livraison.

Les unités paysagères de la zone d'étude

Les parcelles concernées par le projet éolien de Prat du Raïs ont une vocation agricole et viticole. Elles sont aussi fréquentées par les chasseurs de l’Association Communale de Chasse Agréée.

Le recensement des contraintes et servitudes techniques a mis en évidence un enjeu majeur : la future Ligne Nouvelle Montpellier Perpignan, projet d’intérêt général depuis 2008. Sa zone de passage préférentiel coupe l’aire d’implantation possible du projet éolien au nord-ouest.

On note aussi la Route Départementale 1188, l’éloignement réglementaire de 500 mètres des habitations et des zones destinées à l’habitation ainsi que la ligne électrique 225 000 V.

Carte de synthèse des enjeux relatifs au milieu humain

L’étude naturaliste a porté sur les milieux naturels, l’avifaune, les chauves-souris, la faune terrestre et la flore. Pendant un cycle biologique annuel, des spécialistes ont ainsi recensé les différentes espèces, enregistré leur occupation du site et analysé les impacts du futur parc éolien.

Le bureau d’études CERA Environnement a observé les habitats naturels et la flore. Le secteur possède peu d’habitats vraiment naturels (cultures, friche, vignes) ; les enjeux écologiques sont donc assez faibles. Les habitats près des cours d’eau bordés d’arbres au nord et au sud, près de la rivière Aude, présentent eux plus d’intérêt.

La flore observée ne présente pas d’enjeu particulier.

Un ornithologue du bureau d’études ABIES a étudié l’avifaune locale. 97 espèces ont été recensées, essentiellement des oiseaux migrateurs. L’étude d’EKO-LOGIK a montré que l’aire d’implantation possible est bien fréquentée par les chauves-souris.

L’Aude et son linéaire boisé constituent un corridor écologique pour les oiseaux et les chauves-souris. L’étude d’implantation des éoliennes a donc cherché à éviter ce secteur.

Carte de synthèse des enjeux naturalistes

L’électricité produite par les éoliennes sera évacuée sur le poste de livraison situé sur le parc. Celui-ci sera ensuite raccordé au réseau électrique ErDF.

Schéma électrique d'un parc éolien

Le site d’implantation potentiel de Prat du Raïs a été identifié dès 2001. La commune ayant souhaité attendre l’avancement d’un autre projet situé au nord de Cuxac-d’Aude, les études concernant le projet Prat du Raïs ont été lancées en 2008.

La faisabilité a pour but de déterminer les caractéristiques du parc (nombre d’éoliennes, localisation, dimensions) tout en veillant à leur adéquation avec le territoire. Pour cela, des bureaux d’études ou experts indépendants ont mené différentes études.

Ainsi, ABIES a réalisé l’étude d’impact du projet éolien de Cuxac d’Aude en s’appuyant, pour les volets spécifiques, sur des expertises réalisées par :

– Volet Naturaliste : les bureaux d’études CERA Environnement, Eko-Logik et Abies ;

– Volet Acoustique : le bureau d’études Acoustex.

– Le potentiel éolien a été évalué avec l’installation d’un mât de mesure sur le site. Equipé d’anémomètres et de girouettes, ce mât a enregistré les vitesses et directions du vent à plusieurs altitudes. A partir de ces données, corrélées à celles de Météo-France, nous avons calculé la vitesse moyenne du vent à hauteur d’axe de rotation des éoliennes, le nombre d’heures de fonctionnement annuel et donc prévoyons la production du futur parc.

– A partir de l’analyse du paysage, l’étude paysagère a permis de faire des préconisations sur la morphologie du futur parc : répartition (en ligne, en courbe, en bouquet), espacement en fonction du gabarit, points de vue emblématiques, intégration et mesures d’accompagnement…

– L’étude environnementale a porté notamment sur l’avifaune, les chiroptères, la faune terrestre et la flore. Pendant un cycle biologique annuel, les spécialistes écologues indépendants ont recensé les différentes espèces, enregistré leur occupation du site et analysé les impacts du futur parc éolien.

– L’étude acoustique a établi l’état initial de l’environnement sonore du site et des habitations les plus proches. Au cours de l’étude d’implantation, la contribution sonore des éoliennes est simulée pour vérifier que le futur parc éolien respectera la réglementation acoustique.